Les Gnawas

La musique Gnawa est née au Maghreb des cultures amenées par les esclaves d’Afrique noire.

Appelé Gnawa au Maroc, Diwan en Algérie, Stambali en Tunisie et Libye. La confrérie Gnawa est le résultat d’un syncrétisme entre l’’Afrique de l’ouest et l’’Afrique du nord. La musique et les rituels Gnawas auraient pour origine les cultes d’adorcisme (possession acceptée et cultivée) sahéliens réadaptés par les descendants de musulmans Subsahariens au Maghreb.

Ce rite de possession où se mêlent à la fois des apports Africains et Arabo-Berbères, sert à “chasser” le mal dont est atteint l’homme et à rééquilibrer son univers intérieur. Ceci grâce à la musique, aux chants et invocations et à la danse de possession. Longtemps marginalisés, les musiciens Gnawas sont aujourd’hui reconnus internationalement et participent à de nombreux projets de métissage musical.

gnawas1La Cérémonie de transe:

Le rituel principal du culte est la “lîla” (la nuit en arabe). Elle se décompose en trois grandes phases :

– El Aada (Coutume)

– Koyo (Souvenirs et danse)

– M’louk (Transe)

La phase finale et plus importante de la  lîla s’appelle les M’louks, C’est là où viennent danser les adeptes sur les couleurs, leurs airs musicaux et les parfums de cohortes d’entités surnaturels (Mlouks).

Une fois « envahis» par ces forces surnaturelles, les adeptes s’adonnent alors à une transe thérapeutique. Les Gnawas sont aujourd’hui reconnus comme une confrérie à part entière, usant de pratiques thérapeutiques héritées des cultes animistes Subsahariens. Culte « importé » par des générations d’esclaves retenus au Maghreb et convertis à l’Islam.

Ce rite de possession syncrétique (appelé Gnawa au Maroc, Diwan en Algérie et Stambali en Tunisie) où se mêlent à la fois des apports Africains et Arabo-Berbères, sert à “chasser” le mal dont est atteint l’homme et à rééquilibrer son univers intérieur. Ceci grâce à la musique, aux chants et à la danse.